TORONTO (August 26, 2026)

Le Canada a eu raison de refuser un accord commercial qui exigeait trop et offrait trop peu.

Le Premier ministre Carney a clairement indiqué que le Canada ne ferait aucune concession concernant sa souveraineté, la protection de la langue française ou sa culture, après que les négociateurs américains ont exigé des concessions fondamentales sur ces droits qui nous sont chers.

Il est désormais évident pour les Canadiens que l’administration américaine ne vise pas seulement à causer des préjudices économiques, mais cherche à affaiblir fondamentalement le tissu même de notre nation.

L’ACTRA félicite le gouvernement du Canada d’avoir tenu bon et se réjouit de voir la culture considérée comme une ligne rouge dans les négociations. Cependant, la protection de la souveraineté culturelle ne se limite pas aux exigences des négociateurs américains. Cela signifie également veiller à ce que les Canadiens disposent de ressources, d’opportunités et d’infrastructures durables pour raconter nos propres histoires à l’écran.

Les géants étrangers de la diffusion en continu tels que Netflix, Prime Video et Disney+ gagneront des milliards grâce au public canadien. La législation canadienne doit exiger qu’ils contribuent de manière significative à l’écosystème culturel canadien qui permet à ce public – et à nos histoires – de s’épanouir.

Cela fonctionne ailleurs dans le monde, et cela fonctionnerait ici.

L’ACTRA appelle désormais le gouvernement du Canada à revenir sur sa décision d’affaiblir certaines dispositions de la Loi sur la diffusion continue en ligne, notamment les exigences significatives en matière de dépenses consacrées à la programmation canadienne imposées aux plateformes étrangères de diffusion en continu opérant sur notre marché. Si cette loi est affaiblie, les artistes-interprètes du Canada perdront inévitablement des rôles, la capacité de raconter des histoires canadiennes et la possibilité d’avoir une carrière durable dans leur propre pays.

Une industrie audiovisuelle nationale durable et prospère ne peut exister si nous ne pouvons pas financer, posséder, découvrir et raconter nos propres histoires.

La Loi sur la diffusion continue en ligne est une solution « faite au Canada » pour financer et protéger notre culture à long terme, et moderniser nos lois afin de garantir que les plateformes de diffusion étrangères qui réalisent des bénéfices au Canada respectent les règles applicables aux diffuseurs canadiens.

Ce n’est pas le moment d’alourdir la dette des contribuables canadiens pour financer la culture alors que ces milliardaires étrangers sont libres de faire des affaires ici sans aucune obligation.

La culture canadienne n’est pas un obstacle au commerce. Elle fait partie de notre souveraineté et ne doit jamais servir de monnaie d’échange dans les négociations. Elle doit être défendue avec la même détermination que celle dont fait preuve le Canada pour protéger toutes les grandes industries qui font sa force.